Pop électronique et performance numérique

Cleo T.


Du 17 au 21 octobre 2016


Après un premier album produit à Bristol par John Parish (producteur légendaire de PJ Harvey) et près de 130 concerts en France, Italie, Scandinavie, Angleterre, Allemagne, Canada et USA, Cleo T. présente cet automne son nouvel opus. Artiste atypique évoluant en marge des chemins traditionnels, Cleo T. construit depuis 2012 un parcours singulier, marqué par une forte créativité et une volonté de s’affranchir des frontières de genre et de géographie. Salué par les professionnels internationaux, Cleo T. a présenté son premier album en concert et en festival, de SXSW au CMJ de New York, du Great Escape à Berlin Music Week en passant par Solidays ou Canadian Music Week.

Ce nouvel opus marque une avancée dans la recherche créatrice de Cleo T. Toujours désireuse de questionner les genres, les cultures, l’artiste ouvre un dialogue entre les musiques traditionnelles et la musique électronique, envisagée comme nouvelle musique populaire. L’album, écrit et composé par Cleo T., propose 11 titres influencés par la pop et les chansons populaires, que l’émotion et la sensibilité de l’artiste transforme en paysages cinématographiques intenses.

Les chansons de l’album marquent une réelle évolution par rapport au 1er disque de Cleo T. , alors inspiré du rock indépendant et de la folk anglaise. Plus atmosphérique, plus pop et plus électronique, ce disque marquera par son universalité, l’évidence de ses compositions , ses beats hypnotiques et la puissance de son interprétation.

En effet, si elle est difficile à classifier, la musique de Cleo T. se singularise avant tout par la puissance émotionnelle vocale de son interprète. C’est un album emprunt de lyrisme et d’émotion, chaque titre posséde son univers propre et évocateur, ouvrant sur des territoires imaginaires et poétiques. Des ouds posent des mélodies arabes sur des beats electro puissants , des solos de tablas indiennes viennent enrichir des titres pop et jubilatoires.

L’album nous fait voyager entre des ballades au charango rappelant les cante jondo argentins et des gospels modernes abreuvés de guitares saturées. Un no man’s land aux mille passeports, chargé de rythmes hypnotiques, de soul et d’espoir.

Le son de l’album se caractérise par une production électronique organique. Les beats du producteur berlinois s’enrichissent des pieds qui frappent au sol, des mains qui battent les peaux des kanjiras et des udus, des archets qui remontent les chevalets de violons et violoncelles, des corps qui dansent, du premier au dernier titre, à la lumière retrouvée. Figure centrale et actrice de ce rituel moderne, Cleo T. convoque la pop autant que l’héritage des divas populaires. Conduisant l’auditeur dans ce voyage solaire et hypnotique, elle livre des interprétations incarnées, marquées par le lyrisme autant que la soul. C’est une présence résolument féminine qui s’exprime, puissante et sensuelle, où certains entendront des mirages de Nina Simone, de Kate Bush et des saudades venus d’ailleurs.

C’est dans cette démarche de communication que la musique de Cleo T. se pose, entre tradition et modernité, entre culture populaire et électronique, no man’s land artistique invitant des artistes de Palestine, d’Inde, d’Argentine à écrire ce manifeste de lumière et d’espoir à destination du grand public.


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